
Catholic Christianity
Aperçu
Catholic Christianity — et les animaux
Le catholicisme invite les fidèles à reconnaître la valeur intrinsèque de tous les êtres vivants en tant que partie de la création de Dieu. Cette tradition souligne que chaque créature est connectée et qu'en tant qu'humains, nous sommes appelés à un rôle d'intendance responsable plutôt qu'à une domination absolue. En adoptant un mode de vie végétalien, les catholiques peuvent incarner la miséricorde et la compassion qui sont au cœur de l'Évangile.
Les enseignements du Pape François dans son encyclique Laudato Si' servent de cri de ralliement moderne pour une « communion universelle ». Ce sentiment de fraternité n'exclut personne, enseignant que la cruauté envers nos semblables finit par affecter la façon dont nous nous traitons les uns les autres. Un cœur compatissant reconnaît que le Christ ressuscité attire à lui toutes les créatures, les dirigeant vers leur propre plénitude.
Enraciné dans le régime végétal originel du Jardin d'Éden et les exemples de douceur de saints comme Saint François d'Assise, le véganisme catholique est un chemin de miséricorde. C'est une invitation à s'éloigner d'une « vision prométhéenne » de la maîtrise pour s'orienter vers une vie de sobriété et de soin, où la protection de la nature est considérée comme une expression vitale de la foi et de la dignité humaine.
Principes
Des enseignements qui orientent vers l'assiette
Communion universelle
Nos cœurs doivent être ouverts à un sentiment de fraternité qui n'exclut rien ni personne. L'indifférence ou la cruauté envers les autres créatures a inévitablement un impact sur nos relations avec les autres êtres humains.
Gérance responsable
Nous devons rejeter l'idée que le fait d'être créés à l'image de Dieu justifie une domination absolue sur les autres créatures. Au contraire, nous sommes appelés à être des intendants qui chérissent toute vie avec amour et respect.
Valeur intrinsèque
Les autres créatures ne sont pas complètement subordonnées à l'usage humain comme si elles n'avaient aucune valeur en elles-mêmes. Chaque être vivant a sa propre valeur et sa propre fin dans la présence rayonnante de Dieu.
Dignité humaine et miséricorde
Faire souffrir ou mourir les animaux inutilement est considéré comme contraire à la dignité humaine. La miséricorde doit s'étendre à chaque homme, femme et animal de notre temps.
Interconnexion
La paix, la justice et la préservation de la création sont trois thèmes interconnectés. Tout est lié, et nous sommes unis dans un pèlerinage tissé par l'amour de Dieu.
Sobriété et soin
Aborder la nature avec émerveillement et étonnement mène à une vie de sobriété. Cela nous empêche de devenir des exploiteurs impitoyables incapables de fixer des limites aux besoins immédiats.
““Parce que toutes les créatures sont liées, chacune doit être chérie avec amour et respect, car nous tous, en tant qu'êtres vivants, dépendons les uns des autres.””
““Il est contraire à la dignité humaine de faire souffrir inutilement les animaux et de gaspiller leurs vies.””
““Nous ne sommes pas Dieu. […] Aujourd’hui, nous devons rejeter avec force l’idée que le fait d’avoir été créés à l’image de Dieu et d’avoir reçu la domination sur la terre justifie une domination absolue sur les autres créatures.””
““Tout acte de cruauté envers toute créature est « contraire à la dignité humaine ».””
““Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.””
““Les fleurs des champs et les oiseaux qu’il a contemplés de ses yeux humains et admirés sont maintenant remplis de sa présence lumineuse.””
En pratique
L'appel de Laudato Si’
Dans son encyclique historique, le Pape François remet en question l'« anthropocentrisme tyrannique » qui a souvent caractérisé les relations humaines avec l'environnement. Il soutient que la Bible ne laisse aucune place à une vision du monde qui se désintéresse des autres créatures. Au contraire, il souligne que le Ressuscité tient mystérieusement toutes les créatures unies à lui-même.
Cet enseignement déplace l'attention des animaux considérés comme de simples ressources vers les animaux en tant que « sœurs et frères ». Lorsque nous voyons le monde à travers le prisme de la fraternité, nos actions passent de la consommation au soin. Le Pape nous rappelle que nous n'avons qu'un seul cœur, et que la même misère qui conduit à maltraiter un animal finira par se manifester dans nos relations humaines.
En pratique
Fondements bibliques de la compassion
La tradition catholique trouve ses racines dans le royaume de paix décrit dans la Genèse, où Dieu prévoit un régime à base de plantes portant semence pour les humains comme pour les animaux. Cette harmonie originelle sert de modèle pour un monde sans violence ni exploitation.
Les enseignements du Nouveau Testament soutiennent également une approche consciente de la consommation. Les lettres de saint Paul aux Romains et aux Corinthiens suggèrent que si ce que nous mangeons fait tomber ou souffrir autrui, il vaut mieux s'en abstenir. Ce principe de « ne pas faire tomber un frère ou une sœur » peut être étendu à notre communauté mondiale et aux créatures qui la composent.
- Genèse 1:29-31 : Le régime végétal originel donné par Dieu.
- 1 Corinthiens 8:13 : Choisir de ne pas manger de viande pour éviter de faire tomber les autres.
- Romains 14:21 : La vertu de s'abstenir de viande pour le bien de la communauté.
En pratique
L'exemple de Saint François d'Assise
Saint François est peut-être la figure la plus emblématique de la compassion envers les animaux dans la tradition catholique. Pour lui, chaque créature était une sœur ou un frère uni par des liens d'affection. Sa réponse au monde n'était pas celle d'un calcul économique, mais d'une profonde appréciation intellectuelle et spirituelle.
Le kit relate un récit puissant sur le remords de Saint François : après avoir mangé quelques bouchées de poulet, il ressentit une telle culpabilité qu'il demanda à quelqu'un de l'attacher avec une corde et de le traîner dans les rues en guise de pénitence. Cette empathie radicale nous rappelle que nos choix alimentaires ont un poids spirituel.
En pratique
La Miséricorde en l'Année Sainte
Pendant le Jubilé de la Miséricorde, l'Église a été appelée à redécouvrir la miséricorde de Dieu et à la rendre fructueuse. Cette miséricorde ne se limite pas aux humains ; c'est un réconfort que nous sommes appelés à apporter à chaque animal de notre temps.
En confiant notre cheminement à la « Mère de la Miséricorde », les catholiques sont encouragés à surveiller leur propre voie et à s'assurer qu'elle est empreinte de bonté. Cela inclut l'examen des manières systémiques dont les animaux sont traités et la recherche de les placer sous le regard de la compassion de Dieu.
En pratique
Le Catéchisme et la dignité humaine
Le Catéchisme de l'Église catholique offre un cadre clair pour notre relation avec le règne animal. Au paragraphe 2416, il est noté que les animaux sont des créatures de Dieu, qu'Il entoure de Sa sollicitude providentielle. Par leur simple existence, ils Le bénissent et Lui rendent gloire. Ainsi, les hommes leur doivent la bienveillance. Il nous est rappelé que la manière dont nous traitons les animaux reflète notre propre dignité intérieure et notre capacité d'intendance.
De plus, le paragraphe 2418 stipule explicitement qu'il est contraire à la dignité humaine de faire souffrir inutilement les animaux ou de gaspiller leur vie. Cet enseignement suggère qu'à mesure que notre société évolue vers un point où les produits d'origine animale ne sont plus nécessaires à la survie ou à la santé, le « besoin » de causer de la souffrance diminue. Choisir une voie végétale devient un moyen d'aligner nos habitudes quotidiennes avec la vertu de tempérance et le respect dû à toute l'œuvre de Dieu.
En pratique
Une vision eucharistique de la Création
Dans la théologie catholique, le monde est considéré comme sacramentel — un signe de la grâce invisible de Dieu. Le Pape François suggère dans Laudato Si’ que le destin de toutes les créatures est lié au mystère du Christ. Il note que le Ressuscité tient mystérieusement toutes choses en lui et les dirige vers la plénitude comme leur fin. Cela implique que les animaux ne sont pas de simples objets de consommation, mais des compagnons de route dans un voyage cosmique vers Dieu.
Lorsque nous nous approchons de la table, nous sommes invités à considérer comment nos choix alimentaires reflètent cette « communion universelle ». Un régime qui cherche à minimiser le mal honore la présence rayonnante du Créateur dans tous les êtres vivants. En optant pour les fruits de la terre, nous participons à une vision de paix qui reflète le jardin d'Éden où, comme le décrit Genèse 1:29, le régime originel donné par Dieu était basé sur les plantes.
En pratique
Justice sociale et soin des travailleurs
L'Enseignement Social de l'Église met l'accent sur l'« Option pour les pauvres et les vulnérables ». Ce principe s'étend aux travailleurs du système alimentaire industriel. Le travail moderne dans les abattoirs et les fermes-usines est souvent effectué par des communautés marginalisées et des immigrés, fréquemment dans des conditions dangereuses pouvant entraîner des blessures physiques et des traumatismes psychologiques. Un mode de vie fondé sur les végétaux soutient une transition vers des systèmes agricoles qui peuvent être plus humains pour les travailleurs.
De plus, l'Église enseigne que les biens de la terre sont destinés à tous. Parce que l'élevage est gourmand en ressources — nécessitant de vastes quantités de céréales et d'eau qui pourraient autrement nourrir directement ceux qui ont faim — choisir une alimentation végétale est un acte de solidarité. C'est une manière concrète de pratiquer la « sobriété et le soin » réclamés par l'Église pour garantir que les ressources de la terre soient distribuées plus équitablement au sein de la famille humaine.
En pratique
L'éthique des produits laitiers et des œufs
Alors que les règles traditionnelles de jeûne dans l'Église se sont souvent concentrées sur la « viande de chair », les catholiques d'aujourd'hui s'intéressent de plus en plus à la vie des animaux dans les industries laitière et avicole. L'Église enseigne que nous devons rejeter avec force l'idée que la « domination » justifie une domination absolue. Dans les systèmes modernes, le lien entre la mère et le veau est souvent rompu, et les créatures sont traitées comme de simples « consommateurs et exploiteurs impitoyables » le feraient, plutôt que comme des sœurs et des frères dans la création.
S'abstenir de produits laitiers et d'œufs peut être considéré comme une extension de la « gestion responsable » mentionnée dans Laudato Si’. En s'éloignant de ces produits, nous retirons notre soutien à des systèmes qui traitent les êtres sensibles comme de simples machines biologiques. Cela reflète un cœur « authentiquement ouvert à une communion universelle », n'excluant rien ni personne de notre cercle de sollicitude.
En pratique
La santé comme intendance du corps
La tradition catholique considère le corps comme un « temple de l'Esprit Saint ». Prendre soin de sa santé n'est pas un acte de vanité, mais une forme d'intendance qui nous permet de mieux servir Dieu et notre prochain. Les recherches sur la nutrition végétale montrent des avantages significatifs dans la prévention des maladies chroniques, ce qui s'aligne avec le devoir catholique de chérir le don de la vie.
Choisir des aliments sains d'origine végétale est une façon de pratiquer la vertu de force et de maîtrise de soi. Cela nous permet de maintenir la vitalité nécessaire à nos vocations et à nos ministères. En nous nourrissant des « plantes vertes » mentionnées dans les Écritures, nous honorons la conception de notre corps et la générosité naturelle offerte par la Terre.
En pratique
Un dialogue bienveillant au sein de la paroisse
En partageant le message d'un mode de vie végétalien au sein d'une paroisse, il est important de commencer par la « joie de l'Évangile ». Plutôt que d'aborder le sujet avec jugement, nous pouvons le présenter comme une invitation spirituelle à une miséricorde plus profonde. Saint François d'Assise ne prêchait pas par la condamnation, mais par un « langage de fraternité et de beauté » qui donnait aux autres l'envie de rejoindre son pèlerinage de soin.
Nous pouvons encourager nos communautés en soulignant comment les repas à base de plantes peuvent être une belle composante de la vie paroissiale, des vendredis maigres aux soupes de Carême. En nous concentrant sur les « liens d'affection » qui nous unissent à toutes les créatures, nous aidons nos compagnons paroissiens à voir que la protection de la nature n'est pas réservée aux « cœurs sensibles », mais constitue une exigence fondamentale d'une foi vivante.
Alimentation
L'alimentation végétale dans cette tradition
- Repas de Carême à base de plantes : Des milliers de catholiques s'engagent à manger végétalien pendant les 40 jours du Carême.
- Bonbons de Pâques végétaliens : Choisir des friandises sans produits d'origine animale.
- Eggnots : Alternatives en céramique ou non animales aux œufs de Pâques traditionnels pour la teinture et la décoration.
- Repas partagé de la fête de Saint François : Plats à base de plantes servis le 4 octobre pour honorer le saint patron des animaux.
- Régime biblique du « Jardin d'Éden » : Se concentrer sur les fruits, les légumes, les graines et les noix comme décrit dans la Genèse 1:29.
- Sobriété alimentaire : Mettre l'accent sur des aliments simples et végétaux pour éviter « l'exploitation impitoyable » de la nature.
- La traditionnelle « Colomba di Pasqua » (Colombe de Pâques) peut être rendue végétalienne en utilisant de l'huile d'olive et des laits végétaux pour symboliser la paix.
- De nombreuses traditions italo-catholiques proposent la « Pasta e Fagioli » ou le « Minestrone », qui sont des aliments de base naturellement végétaux et consistants pour les vendredis maigres.
- Pendant la fête de Saint François, offrir du « pain bénit » ou des corbeilles de fruits pour souligner la générosité de la terre qui ne nécessite aucun mal.
- Explorer la tradition du réveillon de Noël des « Sept Poissons » en remplaçant par des alternatives végétales aux fruits de mer ou en se concentrant sur les accompagnements traditionnels de légumes comme les artichauts frits et les poivrons marinés.
- Intégrer des céréales anciennes comme l'épeautre et l'orge, qui étaient des aliments de base à l'époque biblique, dans les repas communautaires paroissiaux.
Action
Ce qu'une communauté peut faire
- 1Adopter un régime à base de plantes pour le Carême comme forme de discipline spirituelle.
- 2Lire et discuter de l'encyclique Laudato Si’ au sein de votre groupe paroissial de justice sociale.
- 3Célébrer la fête de Saint François (4 octobre) avec un repas partagé végétalien.
- 4Prier pour la protection de toutes les créatures en utilisant les ressources « Prières pour la Création ».
- 5Choisir des bonbons végétaliens certifiés sans cruauté et des « Eggnots » en bois pour les célébrations de Pâques.
- 6Soutenir les organisations catholiques qui défendent le bien-être animal, telles que Catholic Concern for Animals.
- 7Réfléchir à l'enseignement du Catéchisme concernant la souffrance inutile des animaux avant de faire ses achats alimentaires.
- 8Intégrer des liturgies axées sur les animaux dans les services de prière spéciaux.
- 9Partager des ressources comme « The Non-Violent Life » du Père John Dear avec votre communauté.
- 10Pratiquer une « intendance responsable » en réduisant votre empreinte environnementale grâce à une alimentation végétale.
- 11Étudier la vie des saints chrétiens végétariens pour s'en inspirer.
- 12Défendre la protection des animaux comme une extension des valeurs pro-vie et de justice sociale.
- 13Intégrer des prières pour les animaux et l'environnement dans la Prière Universelle (Prière des Fidèles) pendant la messe.
- 14Organiser un repas partagé paroissial « Soin de la Création » proposant exclusivement des recettes traditionnelles à base de plantes.
- 15Utiliser des bougies sans cire d'abeille ou à base de soja pour les dévotions afin d'éviter les produits d'origine animale dans le sanctuaire.
- 16Animer un groupe d'étude sur l'encyclique Laudato Si’ en mettant l'accent sur les sections relatives au bien-être animal.
- 17Faire du bénévolat ou des dons à des refuges pour animaux comme forme d'œuvre de miséricorde corporelle.
Ressources
Lire, regarder, se connecter
Livres
- Dominion: The Power of Man, the Suffering of Animals, and the Call to Mercy — Matthew Scully
- Mind if I Order the Cheeseburger? (Spécifiquement le Ch. 9) — Sherry F. Colb
- Peace to All Beings: Veggie Soup for The Chicken’s Soul — Judy Carman
- The Dominion of Love: Animal Rights According to the Bible — Norm Phelps
- The Lost Religion of Jesus — Keith Akers
- The School of Compassion: A Roman Catholic Theology of Animals — Deborah M. Jones
- Vegetarian Christian Saints — Holly Roberts
- For the Love of Animals — Charles Camosy
Films & conférences
- L'enseignement social catholique et les droits des animaux avec le Dr Charlie Camosy — Une conférence d'un professeur de l'Université de Georgetown sur les fondements théologiques des droits des animaux.
- L'éveil végane du Père Frank Mann — Une vidéo détaillant le cheminement d'un prêtre vers le véganisme.
- Honorer la Création de Dieu — Une ressource pour comprendre les dimensions spirituelles de notre relation avec la nature.
- Main Street Vegan : Maman catholique végane et Charles Camosy — Un entretien radiophonique discutant de l'intersection entre la vie catholique quotidienne et le véganisme.
Questions
Questions fréquentes
Dieu ne nous a-t-il pas donné la domination sur les animaux ?
Est-ce un péché de faire souffrir les animaux ?
Comment la cruauté envers les animaux affecte-t-elle les humains ?
Que pensait Saint François des animaux ?
Puis-je être végétalien et un bon catholique ?
La Bible mentionne-t-elle un régime à base de plantes ?
Pourquoi devrais-je devenir végétalien pour le Carême ?
Existe-t-il des ressources catholiques pour des liturgies respectueuses des animaux ?
La Bible ne dit-elle pas que les humains ont la domination sur les animaux ?
Est-il obligatoire pour les catholiques de manger de la viande les jours de fête ?
Comment le végétalisme s'inscrit-il dans la tradition du Carême ?
Autres traditions